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Autofiction : un malentendu entre le droit et la littérature
/ Cours et tribunaux


01/10/2012


Autofiction : un malentendu entre le droit et la littérature



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La liberté de création doit être considérée comme la forme la plus aboutie de la liberté d'expression dans un régime démocratique et, comme telle, doit être protégée de manière à pouvoir s'exercer dans les meilleures conditions de sécurité.
Le genre littéraire de l'autofiction, qui prend très directement sa source dans la vie réelle de l'auteur et, par voie de conséquence, dans celle des personnes qui, de manière plus ou moins proche, partagent son existence ou y sont mêlées doit, sous peine de disparaître, pouvoir être pratiqué avec un maximum de sécurité juridique et ne saurait être entravé, voire annihilé, par une protection trop rigoureuse de la vie privée des personnes concernées.
Le préjudice moral subi ne présente pas, en l'espèce, le caractère de toute particulière gravité qui pourrait faire prévaloir le droit au respect de la vie privée sur le droit à la liberté de création artistique et qui justifierait le prononcé de sanctions gravement attentatoires au droit de l'auteur à divulguer son oeuvre au public, telles que celles sollicitées.

portable d'être personnage (par exemple, parce que l'écrivain aurait « mal » raconté les choses), les tribunaux auront tendance à privilégier le droit de la liberté d'expression de l'écrivain sur le droit au respect de la vie privée du personnage.5. Tel a été le raisonnement suivi dans l'affaire Camille Laurens (écrivain qui avait publié deux autofictions, dans lesquelles son mari était un personnage) : lors de la publication de son nouveau livre L'Amour, roman, l'époux de ...
Tribunal de grande instance, Paris, 17e ch. civ., 16 mai 2012, A. Tudieshe c/ N. Fargues et Pol Éditeur
Mathieu SIMONET
Avocat au Barreau de Paris et écrivain, Cabinet 111
 
1er octobre 2012 - Légipresse N°299
2577 mots
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