Enews Legipresse

Recevez la newsletter et entrez dans le Club Légipresse
Valider
Valider l'adresse e-mail pour inscription à l'E-news

Le club Légipresse

Les 2 derniers inscrits
Ahooja Raghav

Researcher
Pauline Cruse

Stagiaire

Vidéos

02/09/2016
Fabrice Arfi, Médiapart

Forum 2015 - Informer n'est pas un délit

Toutes les vidéos
Accueil > Infractions de presse > #Balancetonporc : diffamation, dénonciation, délation ? Retour sur une jurisprudence qui se cherche dans le monde d'après - Infractions de presse

Infractions de presse
/ Chroniques et opinions


19/07/2021


#Balancetonporc : diffamation, dénonciation, délation ? Retour sur une jurisprudence qui se cherche dans le monde d'après



La boutique



> Abonné ? Identifiez-vous



Le hashtag #Balancetonporc, apparu dans la lignée du mouvement #MeToo aux États-Unis, est rapidement devenu viral sur les réseaux sociaux. Le juge de la liberté d'expression s'est heurté, comme le montrent de récentes décisions, à la difficulté d'appréhender judiciairement cet objet insaisissable qu'est le tweet, au regard de la loi du 29 juillet 1881. Les critères de la bonne foi, ou du débat d'intérêt général, s'enrichissent de nouveaux éléments, comme le succès rencontré par le tweet après sa diffusion, ou le caractère lapidaire du message qu'impose le réseau social. Concision, impulsivité, interactivité, viralité… Tout ce qui fait la frénésie des réseaux est scruté dans un certain désordre par le juge de la liberté d'expression. De nouvelles grilles d'analyse restent à dessiner.

Quand le mouvement #MeToo et sa version française #BalanceTonPorc ont fait irruption à la fin de 2017, on s'est demandé si nous n'étions pas face à un cataclysme, et si les schémas séculaires du droit de la presse résisteraient aux réseaux sociaux(1). Ce mouvement donnait une occasion saisissante d'y réfléchir. Il comporte une dimension spécifique et hautement sensible de dénonciation publique – certains diront de délation – que le hashtag #BalanceTonPorc exprime crûment. Or, ...
Renaud Le Gunehec
Avocat au Barreau de Paris - Normand et associés
 
19 juillet 2021 - Légipresse N°394
5738 mots