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Presse
/ Flash


05/01/2018


Fake news, déontologie, audiovisuel public... Emmanuel Macron présente ses priorités pour la presse en 2018




 
A l'occasion de la présentation de ses premiers voeux à la presse, le 3 janvier 2018, Emmanuel Macron a fustigé le phénomène des fake news, notamment en période électorale, qui "altère profondément le processus démocratique parce que l’indignation que suscitent ces fausses nouvelles est éruptive et prend le dessus sur la réflexion" ; le président a également dénoncé la menace de porosité entre "les machines à répandre ces fausses nouvelles" et les médias. Si" des barrières ont été érigées, les campagnes présidentielles d’à peu près toutes les démocraties contemporaines ont montré la faiblesse de celles-ci et notre incapacité collective à apporter des réponses qui sont à la hauteur aujourd’hui des menaces".


Un projet de loi contre les fake news
Face à cette menace, le président de la République a annoncé le dépôt prochain d'un projet de loi. Ainsi, "en période électorale, sur les plateformes Internet, les contenus n’auront plus tout à fait les mêmes règles (...) Les plateformes se verront ainsi imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus". De plus, le président a annoncé l'instauration d'une nouvelle action en référé permettant le cas échéant de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site Internet. 

Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé que les pouvoirs du CSA seront profondément repensés et accrus durant l’année 2018, pour "lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des États étrangers". Le régulateur audiovisuel pourra notamment refuser de conclure des conventions avec de tels services en prenant en compte tous les contenus qu'ils éditent, y compris sur Internet. Cela lui permettra aussi, en cas d’agissement de nature à affecter l’issue du scrutin, que cela soit en période préélectorale ou électorale, à suspendre ou annuler la convention. Ce nouveau dispositif impliquera un devoir d’intervention de la part des intermédiaires techniques afin de retirer rapidement tout contenu illicite porté à leur connaissance.

Le contenu de ce texte de loi, qui ne doit remettre " aucune des libertés de la presse" prévient Emmanuel Macron, sera détaillé dans les semaines qui viennent.

Une déontologie renforcéeLe deuxième axe d'action jugé "indispensable" par le président de la République repose sur la déontologie du métier de journaliste. Mettant en avant la démarche de Reporters sans frontières d’inventer une forme de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier, il invite les journalistes à organiser les règles de leur profession "si nous ne voulons plus que tout puisse se valoir et qu’aucune hiérarchie ne soit faite". Cette démarche de RSF autour des questions d’indépendance, de transparence de déontologie et de qualité, a été discutée lors d’une réunion avec une trentaine de grands médias européens, associations et syndicats à Bruxelles le 29 septembre dernier. L’initiative est à l’ordre du jour de la prochaine réunion du conseil d’administration de RSF, le 9 janvier.


Pluralisme
Les bouleversements dans l'actionnariat des médias suscitent parfois une certaine inquiétude sur la liberté de la presse. Alors que certaines habitudes rédactionnelles ont été prises pour signaler les conflits d’intérêts possibles entre actionnaires et rédactions, ce n’est sans doute pas suffisant, juge le président qui propose de "sérieusement réfléchir à un système de fondation entre actionnaires et rédactions afin que s'interpose une structure mixte garantissant la pleine indépendance rédactionnelle, institutionnalisant cette indépendance et protégeant ainsi les deux parties du soupçon, toujours lui, d’ingérence".


Audiovisuel public
Enfin, le président juge nécessaire de revoir en profondeur et de manière très dépassionnée les règles de l’audiovisuel public. Il annonce qu' "à la fin du premier trimestre 2018, des propositions partagées, chiffrées et structurées, construisant un scénario de transformation à mettre en œuvre seront rendues par la mission sur laquelle s'appuie la ministre de la Culture (...). Ils seront la matière d’un débat avec l'ensemble des professionnels et permettront ainsi de proposer avant la fin de l'année un projet de loi pour l'audiovisuel public".
5 janvier 2018 - Légipresse N°356
819 mots
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